Visions de Fifi

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La société Carreau pour les presbytes

Message par Fear Lyath le Jeu 25 Juin 2009 - 15:34

Un certain individu me demandait tantôt ce que je pensais des sociétés Carreau et Trèfle, et plus précisément de l'organisation des As ...
Vous me connaissez, ça a dégénéré.

Voici donc un survol rapide de la vision que j'ai des Carreaux (les Trèfles viendront après), avec les innombrables digressions qui vont bien.



Pour comprendre la société Carreau, un bref coup d'œil à leur capitale peut s'avérer édifiant.
Culminant à un kilomètre au-dessus des terres du royaume, la ville est quasiment un unique bâtiment, tant les fondations du palais reposent sur les quartiers riches, qui elles-mêmes reposent sur les quartiers des classes moyennes, qui culminent pourtant à deux cent mètres au-dessus du sol où grouille le petit peuple, et une majorité d'esclave.
Le message est clair : la société Carreau est bâtie sur le modèle vertical, les classes sociales strictement hiérarchisées, et obéissant en définitive à l'autorité suprême de Diandom, l'empereur.

À noter que les Cœurs sont également de grands promoteurs de la hiérarchie, mais qu'elle est chez eux plus structurée : les petites gens jurent fidélité à un seigneur, qui lui-même jure fidélité à un seigneur plus grand, et ainsi de suite jusqu'au seigneur suprême, le Roi, qui ne répond de lui que devant Rony.
Chez les Carreaux, en revanche, chaque homme libre est un citoyen qui n'est pas assujetti à autre que son empereur. Il est toutefois vital de comprendre qu'un citoyen abusant de sa liberté en refusant de rendre service "de son plein gré" à un aristocrate court le risque de mourir de façon très précoce.
Par ailleurs, si le Roi de Cœur a à composer avec les nobles possédant leurs propres armées afin d'éviter un coup d'État, le Roi de Carreau parvient quant à lui à s'imposer de façon bien plus autoritaire, si bien que son autorité ne peut être remise en question par la force. Personne n'en parle, mais quelque chose me dit que les individus du genre de Jackal ne sont pas étrangers à ce respect fervent, qui depuis l'antiquité est ancrée dans l'âme Carreau.

Bien. Ces préliminaires passés, entrons dans le vif du sujet ♥.



Les esclaves, ou Trois, sont les individus les plus bas perchés sur la hiérarchie Carreau. Un bon nombre d'entre eux appartiennent à un Carreau libre, dont ils sont la propriété légale ; la plupart sont toutefois les biens d'un groupe plus étendu, tel qu'une entreprise, le culte de Rony ou l'empire en général -ce qui en fait alors des fonctionnaires recevant pour salaire logement et nourriture. Les esclaves doivent une obéissance absolue envers leur propriétaire ou ses représentants.
Un esclave reçoit parfois de maîtres généreux quelque argent lui permettant de s'offrir occasionnellement un petit plaisir. Ceux qui ont la chance de gagner de l'argent l'économisent souvent âprement dans l'espoir lointain de racheter leur liberté, pour rejoindre les citoyens libres.

S'en prendre à un esclave est considéré comme une atteinte à la propriété privée, sauf s'il appartient à l'attaquant, auquel cas il s'agit d'un gâchis de bien utile. L'esclave est un "objet vivant" ayant une certaine valeur et dont prendre soin est raisonnable.
Ceci dit, nulle loi n'empêche un maître de faire mourir ses Trois d'épuisement à force de les faire trimer, ou tout simplement de les faire tuer. De fait, le meurtre d'esclave par son maître est une pratique acceptée (du moins par les aristocrates …). Ils peuvent être considérés comme des biens de consommation jetable, si le maître a des pulsions sadiques qu'il ne peut réprimer. Nul ne pleurera la perte d'un Pique capturé. Et après tout, si on laissait les Trois vivre alors qu'ils se montrent insolents, on risquerait une rébellion généralisée, et il est souvent plus rentable de racheter un esclave que de garder à son service un serviteur désobéissant.

Les esclaves sont tolérés à tous les étages, car ils constituent une main-d'œuvre utile, et leur statut d'objet ne rend pas leur présence insultante pour les aristocrates ; lesquels les emploient parfois comme assassins ou espions. En effet, s'ils sont moins qualifiés que les Sept, ils sont en revanche gratuits, et leur mort accidentelle n'entraînera pas de vengeance mafieuse.
La majorité des Trois effectue des travaux dont personne ne veut se charger, et ils constituent une bonne part de la population qui grouille au niveau du sol de la capitale.


À peine au-dessus des esclaves se trouve le petit peuple, ou classe populaire. Ces Carreaux sont pauvres et n'ont guère de pouvoir politique, mais au moins eux sont libres. Ils ont donc des droits, comme celui de ne pas se faire tuer sur un coup de tête. Pour être exact, leur meurtre est officiellement interdit, mais il est toujours possible, avec les bons associés, de contourner la loi. Comme les petites gens n'ont guère d'importance, les membres des classes supérieures font de leur mieux pour les ignorer. En fait, ils sont plus méprisés encore que les esclaves, car eux peuvent légitimement exiger réparation auprès des Huit pour les traitements injustes (ce qui, étant donné la corruption généralisée des Huit, risque de ne poser qu'un problème pécuniaire, mais c'est lassant. D'autant qu'il est inutile de renforcer un peu plus le pouvoir économique des Huit quand on peut s'en passer.).

Il est considéré comme humiliant pour un membre de l'aristocratie d'arpenter le sol, d'autant que cela peut représenter un certain danger. Un accident est si vite arrivé, quand on est un riche perdu dans une foule de pauvres. C'est pour cette raison qu'un grand nombre de jeunes des classes supérieurs font régulièrement le mur pour visiter le niveau du sol, suivant la logique téméraire de cette classe d'âge. =.="

Le petit peuple est constitué d'une majorité de Quatre (ici, travailleur non-spécialisé), mais la misère pousse la plupart d'entre eux vers la carrière de Sept. La carrière de gladiateur est par ailleurs la seule forme de travail de Sept cautionné par la société, mais seulement dans l'enceinte de la capitale (voir plus bas).


Les membres du petit peuple ayant réussi à s'enrichir appartiennent à la classe moyenne, un genre de bourgeoisie donc. Ils ne sont pas particulièrement riches, mais ils ont réussi à sortir de la misère. Pour cette raison, ils sont considérés comme des serviteurs utiles à la nation (puisqu'ils font circuler l'argent), et obtiennent donc un certain respect des classes supérieures.
C'est ici qu'on trouve les Cinq, ainsi que quelques Six : entre cent et cinq cent mètres au-dessus du sol de la capitale. Il faut au moins être bourgeois pour pouvoir payer à ses enfants les études qui feront d'eux des Huit, mais c'est un investissement qui peut s'avérer des plus rentables (voir plus loin).

Les aristocrates peuvent librement côtoyer ces bourgeois, et ne s'en privent pas ; à l'inverse certains bourgeois ambitionnent de poursuivre leur envol social. Les membres du petit peuple peuvent également circuler librement parmi les Cinq, mais doivent s'attendre à être accueillis avec une certaine froideur : un "rampant" ne peut de l'avis de tous venir que pour acheter quelque chose hors de portée de sa bourse (donc avec de l'argent volé), pour voler directement de l'argent aux plus talentueux que lui, pour participer aux combats de gladiateurs (ce qui l'excuse un peu), ou pour commettre quelque méfait encore plus horrible (ce pourrait par exemple être un assassin …).

L'arène, à quatre cent mètres au-dessus du sol de la capitale, est à peu près le seul endroit de Diandom où toutes les classes sociales sont officiellement acceptées. Les aristocrates et les bourgeois apprécient suffisamment les combats pour mettre provisoirement de côté leur antipathie envers le petit peuple, et les gladiateurs qui se produisent ici peuvent être applaudis par des gens qui ne leur accorderaient pas un seul regard ailleurs. Leur courage leur vaut un certain respect de la part de leur public -tant qu'ils ne s'opposent pas clairement à leurs supérieurs sociaux.
Les gladiateurs sont relativement courants à la capitale, mais peu d'autres villes de Diandom possèdent leur arène. Les combats hors d'arène étant considérés comme des rixes sauvages selon la loi, les gladiateurs exerçant hors de la capitale sont le plus souvent hors-la-loi, comme la plupart des Sept d'ailleurs.


La classe supérieure, ou aristocratie, occupe à la capitale les étages entre cinq cent et huit cent mètres ; ailleurs, elle occupe de vastes domaines ; le plus souvent elle dispose de domaines et d'un logement à la capitale. Ceux des bourgeois suffisamment riches pour s'acheter un logement à cette altitude sont par la force des choses des aristocrates, mais ils restent considérés comme des parvenus tant qu'ils ne montrent pas leur mérite. En effet, l'aristocratie ne se distingue pas tant par sa richesse que par son utilité à la nation.
Les aristocrates, également appelés patriciens, sont les nobles de la société Carreau : l'occupation de cet étage et l'appartenance à cette caste sont un remerciement direct de l'empereur adressé à ses citoyens. Il s'agit de l'équivalent Carreau d'une décoration. La noblesse est par défaut héréditaire, mais le Roi peut déchoir une famille qui lui a déplu s'il le désire.
Accessoirement, les patriciens sont quelques peu entretenus par l'État, ce qui n'est pas peu utile.

Cette récompense est adressée pour "service rendue à la nation" : on peut y trouver des savants géniaux ou des avocats réputés, mais ce genre d'individu est relativement rare. On accède souvent à cet étage en rendant un service directement à l'empereur (qui représente après tout la nation), notamment en étant un ami. Même le Trois le plus insignifiant peut être ennobli s'il est ou sauve un proche de l'empereur. Cependant, le Roi n'a pas le devoir (notion incompatible avec le poste !) de donner ses raisons pour élever ainsi une Carte. Officieusement, c'est un bon moyen pour lui de s'attirer sa loyauté si elle devient trop influente (on devient patricien parce qu'on est influent, non l'inverse), ou du moins de la surveiller efficacement ; par ailleurs, de nombreux Neufs infestent cette zone, soit en servant l'empereur, soit en se faisant passer pour ses plus dociles serviteurs. (Jackal serait reconnu par les Carreaux comme patriciens s'il apparaissait de temps à cet étage au lieu de jouer les courants d'air -et ce, bien que personne à part l'empereur ne sache qui il est vraiment.)

Un patricien est censément tenu d'obéir à la loi, mais il est évident que condamner un tel favori de l'empereur risquerait de provoquer le vif déplaisir de ce dernier.
Les patriciens sont le haut du panier et ils le savent. Traditionnellement, le bas peuple les voient comme des enflures bouffies d'orgueil qui abusent de leur pouvoir, et eux voient le bas peuple comme de la vermine envieuse, avide et inutile ; mais certains patriciens sont effectivement honorables.
Chacun sait que le futur empereur peut appartenir à cette classe (voir plus loin), si bien que les ambitieux y appartenant profitent de leur position pour lécher les bottes de l'empereur, comploter contre lui, et habituellement combinent les deux méthodes pour plus d'efficacité.
Pour qui s'intéresse à la politique, cet étage est un véritable nid de vipère, puisque s'y mêlent les influences … d'à peu près tout ce qui en possède quelque peu et cherche à en acquérir plus.


Dernière édition par Fear Lyath le Jeu 2 Juil 2009 - 19:19, édité 1 fois (Raison : ça permettra peut-être de planquer les preuves compromettantes, haha =.=")
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Re: Visions de Fifi

Message par Fear Lyath le Jeu 25 Juin 2009 - 15:34

Entre huit cent et mille mètres, point culminant de la capitale, se dresse le palais royal, lieu de résidence de l'empereur de Diandom, dictateur à vie du peuple ailé.
Les seuls habitants permanents de cette fantasmagorie de pierre sont les membres de la famille impériale, le Valet, et quelques gardes et serviteurs. Et encore, les gardes et serviteurs opèrent par roulement depuis les étages inférieurs. Toutefois, le palais accueille fréquemment les divertissements donnés par l'empereur, où les patriciens affluent en foule pour se faire remarquer. De plus, le jour du Deux de Carreau, qui marque la nouvelle année, les Carreaux ont un accès exceptionnel au palais, quel que soit leur rang, d'où selon la tradition, lorsque les cloches sonnent deux heures de l'après-midi, ils s'élancent dans le vide sous forme animale (sauf ceux qui ne peuvent pas voler, mais il est évident qu'ils sont ainsi isolés de la société).

Dans l'ensemble, le palais est toutefois vaste et vide. C'est le résultat d'une coutume ancestrale selon laquelle sa hauteur représente la grandeur du pays ; du coup il fut à de nombreuses reprises agrandi et élargi par les empereurs successifs, jusqu'à atteindre sa taille actuelle, que les lois de la physique et les méthodes de construction Carreau ne permettent pas d'être dépassée.

Le Valet est en quelque sorte un patricien parmi les patriciens. L'empereur lui fait suffisamment confiance pour l'accepter comme conseiller officiel, si bien que s'il n'a par lui-même pas grand pouvoir, son influence supplante celle de quasiment tous les patriciens. Il a l'oreille de l'homme le plus puissant de Diandom, ce qui peut représenter le but de toute une vie.

Le Roi, quant à lui, est l'incarnation de la nation. S'opposer à lui, c'est s'opposer au peuple Carreau. Il ne décrète pas les lois, il est la Loi. Il est omnipotent, dans les limites que lui a imposé Rony ; un certain nombre de tradition disent qu'un "bon Roi" n'impose pas de décision aux Huit, ne fait pas torturer ses citoyens sans raison, veille au respect des minorités etc., mais en pratique l'empereur a tous les droits.
Les Carreaux sont farouchement impérialistes. Même les pires dictateurs se font généralement obéir jusqu'à leur mort, étonnamment souvent naturelle. La seule chose qui puisse destituer un Empereur, mis à part sa mort à l'issue d'un périlleux assassinat en bonne et due forme, est sa forme animale.

L'aigle de Haast est un rapace gigantesque, qui à l'état naturel a disparu de la surface de Decenta Emdor depuis des éons. Ayant de par sa taille inimaginable la capacité de se nourrir de n'importe quel autre oiseau (autruches les plus lourdes comprises), et de la plupart des autres créatures (cheveux, petits cétacés …), l'aigle de Haast est un animal prodigieux associé dans le folklore Carreau aux créatures surnaturelles, dont il constitue la forme animale la plus courante -la première légende à évoquer ce fait est celle de Mod Naid le Grand Dévoreur. Sorciers, Atouts, criminels particulièrement corrompus et autres croque-mitaines passent pour avoir une telle forme animale, en sus de la capacité à fixer les Soleil directement. C'est par conséquent un symbole d'hubris, de dépassement de la condition de mortel, et donc de malédiction.

En conséquence de quoi la superstition prétend que le règne d'un empereur ayant une telle forme animale plongera la nation dans une ruine, une anarchie et une corruption telles que Diandom pourrait même être détruite à jamais. Et les Carreaux sont très superstitieux. Lorsqu'un empereur manifeste une telle forme animale, la loyauté ancrée dans le sang des carreaux s'évapore, et le Roi est alors brûlé vif, lapidé, démembré, ou tout autre supplice que la foule paniqué a en tête sur le moment. Puis la succession reprend comme à son habitude.

La transmission du titre est héréditaire : le Cavalier appartient à la famille Diando, et est si possible l'aîné des enfants de l'empereur ; à défaut, il doit du moins être le plus proche possible de cet homme.
C'est ici qu'entre en jeu une tradition typiquement Carreau : l'adoption. Lorsqu'un Carreau d'une famille aisé apprécie un autre d'une famille plus pauvre, sans toutefois vouloir l'épouser, il peut via une brève cérémonie l'adopter comme membre de sa famille. Cela est tout à fait officiel : l'adopté dispose d'un statut légal comparable à celui de l'aîné des enfants de son ami, il hérite de son nom de famille ainsi que des attentes, intrigues et valeurs familiales le cas échéant. Bien que cela soit rare, il serait possible qu'il se détache complètement de son ancienne famille.
Si vous avez bien suivi, si l'empereur décide d'adopter une Carte n'ayant aucun lien avec lui, cette Carte devient un Diando, et par conséquent un héritier possible de l'empereur. De fait, la moitié des empereurs environ le deviennent de cette façon plutôt que par le sang. Le Cavalier devient effectivement Roi à la mort de son "père".
Dans ces conditions, les patriciens ont tout intérêt à se faire bien voir de l'empereur, surtout si celui-ci n'a pas d'enfant : le pouvoir est peut-être au bout de leurs brosses à reluire.
Les Rois de Carreaux ont ainsi différents moyens d'appréhender la passation de pouvoir : choisir quelqu'un partageant leur ligne politique, au risque qu'il se fasse préventivement assassiner ; adopter une Carte de deux ans, puis l'éduquer pour en faire un successeur zélé ; satisfaire l'opposition en prenant un membre de l'opposition, en se disant que de toute façon l'héritage ne se produira qu'après la mort …

Si l'empereur meurt sans avoir désigné de Cavalier, ses proches se réunissent à huis clos pour désigner son successeur, en honorant sa mémoire. Initialement, seule la famille devait participer, mais cela fait bien longtemps qu'un nombre impressionnant de patriciens arguent de leur statut, signe "évident" de la préférence du Roi pour leur personne, afin de s'inviter à l'élection du nouveau Roi.

À noter que si les empereurs semblent à première vue disposer du pouvoir absolu, ils doivent en réalité compter sur les assassins des patriciens -et donc parfois savoir se montrer conciliant, et garder un œil ouvert quand ils dorment. Ils n'en restent pas moins très puissants.



Ce tableau de la société Carreau comme organisation verticale est grandiose, mais incomplet. Il reste à comprendre la place des As, des Sept, des Huit et des Dix, qui n'appartiennent pas à au cursus honorum traditionnel (évidemment, ils sont des sujets de l'empereur au même titre que chacun).

Les Huit sont des serviteurs aussi bien de la justice que de l'empereur : leur juridiction s'étend des sous-sols de la cité jusqu'à huit cent mètres au-dessus, si bien que ces institutions légales ont des locaux à tous les étages. Les Huit sont actifs dans la ville basse, où les crimes abondent, mais ils n'y consacrent pas une grande part de leur énergie, dans la mesure où la loi de la rue se mobilise bien plus vite que la leur et est nettement moins prompt aux pots-de-vin, de par leur pauvreté. Ils sont donc plutôt présents dans les étages intermédiaires. Les Huit de la ville haute peuvent être des patriciens, mais même ceux qui ne le sont pas sont respectés comme tels. Même les patriciens doivent se plier à la loi, ce qui vaut aux Huit un fort pouvoir politique sur les plus corrompus ; les Huit dans leur ensemble sont considérés comme des patriciens, bien qu'ils proviennent majoritairement de la classe moyenne (les plus inexpérimentés sont considérés comme y étant toujours).
Les Huit circulent librement à travers tous les étages, y compris le palais royal jusqu'à une certaine altitude : ils ont notamment pour tâche de conduire certains condamnés à mort jusqu'à la rampe d'où ils seront projetés dans le vide, les bras liés, jusqu'à une place particulière de la ville basse. Les Huit réservent habituellement ce châtiment aux pires criminels, mais cela dépend des desideratas de l'empereur et des disponibilités.
Les Huit de Carreau ont une réputation de rapacité qui dépasse les frontières de Diandom. Leur puissance politique s'accompagne d'une puissance économique notable, basée sur les pots-de-vin qu'ils reçoivent en plus des dons de l'empire destinés à entretenir les bâtiments. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font jamais régner la justice ; simplement, les plaidoiries les plus clinquantes leur semblent les plus pertinentes.


Les Dix de Carreaux constituent l'armée permanente de Diandom. En tant que tels, ils possèdent leur propre hiérarchie interne, laquelle est directement subordonnée à l'Empereur.
En temps de guerre, leur rôle est évident : maintenir aux frontières la paix que les Huit maintiennent à l'intérieur du Royaume. En temps de paix, la situation est bien plus trouble.
Les Dix occupent alors un rôle comparable à celui des Huit, si on excepte que l'empereur n'a pas, selon la tradition, à influencer les Huit, alors que les Dix sont sous ses ordres. Pour ne pas s'attirer des ennemis, les empereurs laissent les Huit faire leur travail, et imposent leur loi via l'armée -question de politesse.
L'armée est plus puissante que la justice, car elle agit sous le mandat impérial ; ce qui peut être la raison d'une vieille inimité chez les ambitieux.
Ceci dit, en temps de paix, les Dix ont habituellement pour seules tâches de maîtriser les émeutes et de garder les accès à certaines zones (le quartier des patriciens notamment) ; ils interviennent en cas de grabuge, mais laissent le soin d'enquêter et de juger aux Huit. La plupart restent dans les casernes éparpillées sur tout Diandom pour s'entraîner ; mais il faut se souvenir que le cas échéant ce sont eux le bras de l'empereur.


Si les Dix de Carreau sont le bras de l'empereur, les As en sont les émotions. Et comme toutes les émotions, ils courent le risque de se faire refouler s'ils deviennent trop envahissant.

Les As servent la Déesse créatrice des Carreaux ; on pourrait donc s'attendre à ce qu'ils possèdent une puissante influence.
Toutefois, en réalité, ils ont, politiquement parlant, un rôle de pur conseil : ils prophétisent, rappellent les volontés de Rony et donnent leur opinion, mais n'ont pas le pouvoir d'appeler à la guerre sainte. Leur seul autre véritable rôle est d'apporter la protection de Rony aux Carreaux en bénissant ce que l'empereur leur demande.
La croix qu'ils portent, c'est que l'empereur est plus puissant à lui seul que leur Église réunie. En cas de conflit ouvert, l'empereur l'emporterait quasi-systématiquement. Si l'empereur est croyant, les As contrôlent le pays, mais s'il se fiche de théologie comme de son premier sang, alors les As doivent se faire les plus discrets possibles sous peine de subir les châtiments iniques du dictateur;
De fait, le pouvoir religieux qu'un empereur peut s'attribuer l'autorise à effectuer toutes les modifications qu'il exige nécessaires dans les rites et l'organisation des As de Carreau -au grand dam de ces derniers, car ces "améliorations" ont toujours eu pour effet de limiter leur influence, de monter les As les uns contre les autres, de formaliser les prières les plus spontanée, bref, de réduire l'Église à un appendice inutile du Royaume dont la seule fonction est de soutenir les dires de l'empereur par la volonté truquée de Rony.
Heureusement pour les As, la plupart des empereurs laissent les As s'organiser comme ils l'entendent.
Il reste des décrets impériaux quelques rites abscons et responsabilités absurdes (comme les As fétiaux, dont le rôle peu envié est d'annoncer aux pays ennemis que Diandom leur déclare la guerre : d'abord en hurlant la déclaration rituelle aux frontières, puis en l'expliquant au premier habitant rencontré (et probablement peu coopératif). Bien entendu, tout cela passe par des rites très complexes, avec des tenues cérémonielles spécifiques etc.), qui sont autant d'épines dans le pied de l'Église. Mais dans l'ensemble, les prêtres choisissent leur organisation.

La hiérarchie religieuse Carreau, justement à la suite d'un remaniement massif due aux décrets contradictoires d'un empereur fou, a été dans l'ensemble calquée sur l'organisation Cœur pour des raisons pratiques -concession acceptée par les As en raison du fait que les Cœurs vénèrent également Rony, et que leur Église, elle, est puissante.
À noter que Rony est vénérée sous différents "aspects", chacun influant un domaine bien précis et possédant ses propres titres -c'est pourquoi certains prêtres sont en charge du culte de "Rony victorieuse" sous son aspect de déesse guerrière, et d'autre de "Rony la Riche", sous son aspect de déesse agricole. Mais passons.

Le peuple Carreau étant très superstitieux, les As ont malgré tout un certain crédit : ils n'ont le droit que de parler, mais le peuple l'écoute. Du coup les empereurs de faible caractère peuvent préférer assurer leurs arrières en s'alliant à l'Église.
L'Église dans son ensemble est aussi puissante que les patriciens, mais ces derniers goûtent modérément les As, car le pontife ("pape Carreau") pourrait leur faire de l'ombre.
De fait, lorsque l'empereur choisit le Cavalier parmi le peuple, il a statistiquement une grande chance de choisir un Carreau qui acceptera de soutenir l'Église -qui n'est du coup pas si faible qu'il y parait, ce que ne comprennent parfaitement que les aristocrates.


Et bien sûr, il y a les Sept.
Reniés, méprisés, craints, personne n'aime reconnaître leur présence. Tout le monde prétend qu'ils sont des bandits de grands chemins, ou des dealers de la ville basse. À la limite, des gladiateurs. Mais bien sûr, ils ne sont pas que cela.
Les Sept sont également des maîtres-chanteurs et des assassins, et en tant que tels, ils sont infiltrés à travers toute la capitale, et au sein de nombre de villages passant pour innocents. Les patriciens se retrouvent trop souvent à leur goût obligés de traiter avec ce genre d'individus pour "régler des affaires" ; de fait, de nombreux Sept sont au service des patriciens, comme de nombreux patriciens doivent compter avec l'ingérence des Sept pour survivre. Sans compter que les patriciens peuvent tout à fait s'essayer à faire chanter un Sept afin qu'il travaille pour eux à prix réduit. Bref, les Sept ont une place dans la vie locale, quoi.
Toutefois, en raison du pouvoir des Huit, les Sept doivent opérer en groupes s'ils veulent se maintenir. Seuls les plus talentueux peuvent se permettre d'opérer dans la ville haute sans soutien.
Il arrive que certains soient nommés patriciens ...


...
...
...

Bon. Comme "rapide survol", c'est point mal.
Ça n'engage à rien, c'est juste la manière dont je vois les choses.
...
Maintenant, le baptême du feu : la critique du Vil. TT.TT
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Re: Visions de Fifi

Message par Jackal le Jeu 25 Juin 2009 - 18:55

très bonne présentation, que j'approuve fortement,
(a la fois en tant que carreau, et en tant qu'historien malgré les adaptations)

peut être juste, d'un point de vue juste formel, histoire de paufiner, car tu as tout fais.

dans l'histoire romaine, (c'est à dire plus ou moins celle des carreaux),
_ les esclaves ont une place priviligié, en fait être esclave est seulement un statut juridique, mais les esclaves sont des hommes, et beaucoup peuvent être meilleurs que leurs maitre, beaucoup d'esclaves avaient de lourde responsabilité et pouvait même s'occuper des biens de leur maitre.
un esclave peut contester son maitre, et non pas l'esclavage, attention à la nuances,
dans l'histoire, un fils d'esclave est devenu empereur c'est dire,
mais globalement tout les fonctionnaires étaient des esclaves

_ concernant la socité dans son ensemble, seul les thermes était un lieux de mixité sociales, au théatre, au colisé les places était reservé...

il y a d'autre petit truc qui ne peuve pas coller avec l'histoire, mais pour moi ton boulot est impec', on devrait le mettre dans la section présentation peut être .
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Re: Visions de Fifi

Message par Yue Hadrien le Ven 26 Juin 2009 - 12:09

Fear, tu es vraiment génial ! gfdbv C'est vraiment du bon travail pour quelqu'un qui dit qu'il n'en fiche pas une.
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Re: Visions de Fifi

Message par Fear Lyath le Ven 26 Juin 2009 - 16:16

Disons que je suis capable de déployer une énergie formidable dans des projets secondaires pour avoir une pseudo-excuse pour ne pas faire le principal. =.="

Jackal étant Carreau, j'accorde la prééminence de point de vue à son historien de joueur. Suivez ses peaufinages !

J'attends toujours le Fourbe. ><


NB :
Parthénis a écrit:Attention à ce que vous écrivez en passant, y'a un dingue qui repasse derrière pour faire des articles complets !

(Effectivement, le caractère maléfique de l'aigle de Haast provient d'une initiative de Zoveda, que j'ai un tantinet développée, tralala. C'est également à lui qu'on doit le cérémonial de la fête du nouvel an chez les Carreaux.
De plus, mes remarques sur la rapacité légendaire des Huit de Carreau sont dues à Christos. Je cite :
"Parfois, Christos aurait voulu vivre à Diandom, son autre comté. Là-bas, la police était aussi vendue qu’ici, mais elle était aussi entièrement corrompue, pas de doute à avoir…"
J'espère avoir bien compris ce qui était entendu par là. ^^"

Bref, tout ça pour dire que je prends en note le moindre élément de background que vous faites apparaitre dans vos posts.
Fufufu ... ** Big brother is watching you.)
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Re: Visions de Fifi

Message par Parthénis [PNJs] le Ven 26 Juin 2009 - 22:24

Je vois pas pourquoi on devrait suivre l'histoire de la non-mixité sexuelle... Les Cartes sont déjà tellement racistes, j'ai pas le sentiment qu'elles soient en plus misogynes...

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Re: Visions de Fifi

Message par Jack le Sam 27 Juin 2009 - 9:57

Les Trèfles ne sont pas misogynes, on en est sûrs (communisme, les enfants sont des biens de l'Etat, toussa).

Pour le reste... Rien n'empêche les autres Cartes de l'être (en particulier chez les Piques si leur modèle est les USA). Et les mille et unes excuses de la misogynie ont pu être également inventées sur Decenta...

Notamment ce vieux raisonnement attribué à la préhistoire par ma mère : "Les enfants sortent des femmes donc sont à elles, donc c'est à elles de s'en occuper. Comme c'est d'elles que sortent les enfants, c'est un bien stratégique, il convient donc de le conserver en lieu sûr, à la maison. Et pendant qu'elles sont à la maison, pourquoi ne pas s'occuper du ménage aussi ?"
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Re: Visions de Fifi

Message par Yue Hadrien le Sam 27 Juin 2009 - 12:33

Ainsi donc le trône est un héritage familiale ? C'est une différence par rapport à l'Empire romain (qui avait une peur bleue des rois et pour qui l'empereur était un mandataire de la volonté du peuple, ce qui était incompatible avec le fait d'hériter du trône, d'où des assassinats,...) mais je prend note.
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Re: Visions de Fifi

Message par Jackal le Sam 27 Juin 2009 - 12:41

à mon avis c'est trop dur de concilier l'histoire et DOC, déjà parce que les as n'ont pas de place chez les carreaux,

les carreaux ne sont pas misogynes, puisque pour ça, il faudrait déjà qu'il parle à leur femmes...
non mais sans rire, si vous voulez vous calquer chez les romains disons que les femmes peuvent acceder à n'importe quelle poste dans la socièté carreau, (sauf à partir des valets)
car la socièté romaine n'accorde pas une grand place au femmes dans le controle du pouvoir,
dans la pratique c'est assez différent

quand a yue, je repondrais en disant que les romains s'il était opposé à la monarchie, ont été très attaché à l'empire,
quand a l'hérédité de l'empire, la plupart du temps, le pouvoir revennait à un membre de la famille, (que l'empereur pouvais adopter le cas échéant), même si ce n'est pas le schéma père-fils, les empereurs connaissaient tous leur successeurs, qui appartenait dans la grande majorité des cas à la même famille,
(et on parle bien de dynastie chez les empereurs)
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Re: Visions de Fifi

Message par Parthénis [PNJs] le Sam 27 Juin 2009 - 23:53

Je dis justement que je veux pas calquer sur les romains =.="

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Re: Visions de Fifi

Message par Susanne le Dim 28 Juin 2009 - 13:45

C'était souvent le cas c'est vrai, et même si ce n'était qu'une simple illusion le peuple romain n'en restait pas moins attaché à une certaine fierté qu'il influe sur le pouvoir, y joue un rôle (ça y est je vais repartir dans mes cours cry ). Et le Sénat a plusieur fois légalisé un coup d'état vainqueur. Après c'était un Empire et l'empereur avait tout les pouvoir on est d'accord, mais ils y mettait la forme, excepté sous "l'âge d'or". (comment se montrer ch***** ? Faire la pointilleuse sur ses cours. Qu'est ce que ça va être quand je vais commencer l'anthropologie ^^""" ). Enfin, bon, c'est sûr qu'on ne peut pas complètement calquer les carreaux sur le model romain.
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Re: Visions de Fifi

Message par Maka T. le Dim 28 Juin 2009 - 21:30

@Fear: Ouais, c'est bien ce que j'entendais avec Chris' ^^

Génial, comme toujours. Je copie-colle dans le À la loupe?

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Message par Fear Lyath le Mar 30 Juin 2009 - 16:39

Hu ? ... Pourquoi pas (en se tenant prêt à compléter ...) ...

Grrrrr ...

Les gens, y'a-t-il quelqu'un qui a une opinion particulière à propos des Trèfles ? Nan, parce que là, une riposte musclée s'impose ...
Cette fois, je me pencherais sur les minorités (j'essaye de mon mieux de me cantonner aux généralités, en partant du principe que les joueurs sauront bien introduire leurs exceptions locales lorsqu'ils le désireront ; mais visiblement ce n'est pas l'option retenue par tous ... Va donc falloir m'adapter. @o") ...


Bon, faisons les choses dans l'ordre ...
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Re: Visions de Fifi

Message par Jack le Mar 30 Juin 2009 - 20:53

Fear Lyath a écrit:Les gens, y'a-t-il quelqu'un qui a une opinion particulière à propos des Trèfles ? Nan, parce que là, une riposte musclée s'impose ....
Moi. Je l'ai postée y a un bout, mais ça doit toujours exister quelque part "le communisme trèfle en pratique"
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Quand faut y aller !

Message par Robert Begarion le Mer 1 Juil 2009 - 1:43

Allons bon, il est vrai que je t'ai fait attendre pour rien (quoique je n'ai jamais promis de donner mon avis ici), et je vais donc te fournir un semblant de réparation avec quelques remarques concernant ce guide touristique, qui considère davantage la capitale que Diandom (du fait de la centralisation chez les Carreaux, dira-t-on) Sache néanmoins que je me suis efforcé, et pense être parvenu à rester dans la généralité afin de laisser au joueur la liberté d'introduire un élément original. L'intégralité du territoire n'est pas recouverte par ce que j'ai décrit, il ne s'agit-là que d'exemples-types des lieux, populations et fonctionnements politiques qu'on peut croiser sur Thear. Une ébauche de guide d'univers D&D, si tu veux une comparaison solide. Toutefois, il est vrai (et normal, en y réfléchissant bien) que ton travail fait peine à voir face à mon œuvre Mais je t'incite bien sûr à poursuivre tes efforts pour fournir aux autres continents une richesse équivalente ^^

Un peu de sémantique : tu annonces "depuis l'antiquité", mais les Carreaux sont-ils jamais sortis de cette période ?

le Cœur qui est en moi te fustige également pour avoir osé un "ennobli" !

Maka la Grande Ennemie a écrit:-Valet = Grand Vizir
Ce qui est très différent de "conseiller" : le vizir c'est celui qui prend les décisions quand le roi fait la grasse matinée, a une bronchite ou part à la chasse (la Main du Roi, quoi ^^)
Enfin, faut lire Iznogoud ! Quoique, pas exactement, puisque le vizir ne devient normalement pas Calife à la mort du Calife...

Ton histoire de cérémonie du Deux de Carreau m'arrange énormément, avec ce qu'elle implique. Tu as ma gratitude au moins sur ce point.

Fear, souvent distrait, a écrit:satisfaire l'opposition en prenant un membre de l'opposition, en se disant que de toute façon l'héritage ne se produira qu'après la mort …
Précisément, ce pourquoi ce n'est pas très malin : l'opposition veut par définition le pouvoir à la place de son possesseur actuel, et avec l'héritier dans sa poche, a tout intérêt à accélérer le processus de mort naturelle de l'empereur.


Je ne suis pas d'accord avec ton emploi du cursus honorum : tu suggères qu'il s'agit de l'évolution du bas au haut de la société, soit 3=>4=>5=>6=>9=>Valet ? (avec peut-être certaines réserves au niveau du 9 et du 10, mais tu n'as pas attribué de numéro aux patriciens, aristocrates, bourgeois, etc.) Bref, tout le monde à l'exception des As, 7, 8 et 10. Or le cursus honorum n'a jamais été l'ascension maximale réalisable par un romain, mais la carrière politique standard du citoyen, que celui qui l'entamait en devenant questeur avait toutes les chances de la mener jusqu'au poste ultime, celui de consul. Rien à voir avec un changement de classe sociale aussi improbable que d'esclave à patricien.

À comparer les As de Carreau aux As de Cœur, et les deux Églises en général, je sens que la préférence de Rony doit être assez nette, si du moins elle conserve un semblant de lucidité quand elle observe ses "prêtres". Le problème étant que les goûts de la déesse doivent avoir quelques conséquences non-négligeables, donnant matière à réflexion : comment cela se manifeste-t-il ? Depuis quand en est-il ainsi ? Rony a-t-elle pour projet que cela change ? N'y a-t-il pas des As réellement croyants, au point que les manigances politico-religieuses les écœurent ?


J'ose espérer que l'empereur ne choisir pas son héritier au pif, et que ce n'est pas la statistique de population qui détermine la probabilité de son affinité avec l'Église.

Jackal a écrit:_ concernant la société dans son ensemble, seul les thermes était un lieux de mixité sociales, au théâtre, au Colisée les places était réservées...
Autant j'ai trouvé pertinente ta remarque au sujet de l'esclavage, autant celle-ci me parait erronée : j'en veux pour preuve le dernier texte de latin étudié avec feu notre géniale prof de terminale, où il était question de drague au Colisée (ou à l'Amphithéâtre, peu importe), précisément parce qu'il s'agissait d'un des seuls endroits où la mixité était tolérée, parce qu'au niveau des gradins, c'était un peu le foutoir. (les places réservées, c'est de la théorie, hein ? Les textes nous disent eux que les resquilleurs ne datent pas d'hier)

@Yue : l'héritage dans l'empire romain se faisait EXACTEMENT de la manière décrite par Fear, et l'adoption était effectivement un passage obligatoire parce que la passation de pouvoir était héréditaire. Tibère était déjà le gendre d'Auguste après avoir épousé sa fille Julia, et l'empereur n'avait pas de fils. Il a malgré cela du adopter Tibère pour pouvoir en faire son héritier.

La différence avec le modèle de Fear, c'est que plus de la moitié des empereurs sont morts assassinés, et que plus de la moitié des assassinats ont été réalisés par ou avec la complicité du capitaine de la garde prétorienne. Oui, celle qui est chargée de veiller à la sécurité de l'empereur sur sa vie : vous savez, le fameux "La Garde meurt mais ne se rend pas !"

Quant au Sénat, il n'avait plus guère de pouvoir sous l'empire, et même avant quand il a élu Julius Caesar "dictateur à vie" lors d'une parodie de vote. Avec Auguste, il me semble que c'est le seul qui a eu recours au Sénat pour valider son coup d'état. Ce qui ne fait qu'un seul empereur approuvé par le Sénat.

(notez bien que je fais de la véracité historique, je conçois bien que les Carreaux ne sont PAS l'empire romain, et qu'un rien de distance avec l'histoire cahoteuse qui a mené à l'installation de l'empire ne fait aucun mal. De toute façon, on ne pourra pas remonter indéfiniment, car s'il est question de six et douze aigles favorables, il y a une louve avant ça, et cela ne fait guère diandomais, m'est avis...)
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Re: Visions de Fifi

Message par Parthénis [PNJs] le Mer 1 Juil 2009 - 12:25

°la flemme de relire le truc de Fear ^^"°

Je ne sais pas dans quel contexte il a employé "cursus honorum", mais on peut considérer que ça rentre dans les fautes de lexique à corriger, et non dans les fautes de sens, je pense, non ?...

Sinon, le seul truc pour lequel j'ai quelque chose à répondre à Robert, c'est l'histoire du Valet : j'avais totalement zappé le coup du Vizir, admettons =.=" mais je trouve que l'idée de Fear est tout aussi intéressante, comme approche, voire plus... Encore que la réalité est probablement une combinaison des deux : si l'Empereur est malade, qui est mieux placé que son conseiller de confiance pour assurer l'intérim ?...

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Re: Visions de Fifi

Message par Fear Lyath le Jeu 2 Juil 2009 - 19:21

Mes ébauches de manuels D&D auraient parlé de la place des As.
D'autant que je t'ai expressément renvoyé la patate chaude sur ce point. =.="

Mais sinon j'avoue que je suis en fait totalement incompétent. Je terminer le pavé de théologie qu'on m'a plus ou moins ouvertement demandé, et je promet qu'après j'écrirais le backgroun en rp plutôt qu'en hrp et que je ferais des promesses que je pourrais tenir.

... tatata ... point de sémantique obscur ... Iznogoud ... ah ! Une autre ligne intéressante (oui, je pense comme Parthé que combiner les deux approches est bon. Point.).

Effectivement, j'ai encore fait une boulette.
Faudrait être marteau pour nommer un successeur de l'opposition.
Une attitude valable, clle que j'aurais du mettre, serait de tarder un maximum pour désigner un successeur, pour entretenir un sain climat de compétition entre les factions et en profiter pour mener sa barque comme on l'entend.
Si l'empereur (je garde la majuscule pour l'Atout) meurt, il faudrait encore aux factions lutter ensembles pour désigner le Cavalier.
Par conséquent, ne pas désigner de successeur peut être intéressant si l'empereur a le soutien de la majorité : les minorités contestataires n'oseront alors pas le tuer puisque ses fidèles sont plus influents, donc plus prompts à récupérer le trône en cas d'accident.


J'avoue pour le cursus honorum. J'employais ça juste pour faire classe, dans le sens de "hiérarchie purement verticale", en tablant sur le fait que personne ne s'appesantirait dessus. J'ai eu tort. Lapidez-moi.


En ce qui concerne l'influence de Rony, j'aimerait avoir plus de donnée sur les desideratas de la déesse pour répondre.
Car oui, Rony n'est pas si facile que ça à cerner (Parthé peste contre les implificatons abusives des personnages qu'elle joue).
Donc, je veux les conseils des Grands Anciens (genre Maka, eh, c'est sa soeur quand même) et de Parthé.

Bien entendu Robert qu'il existe des Carreaux sincèrement croyants. C'est grâce à eux que l'Église Carreau n'est pas complètement sclérosé. Et donc ?

En ce qui concerne les probas, faut quand même avouer que l'empereur a peu de successeurs potentiels qui ne soient pas plus ou moins soumis à l'Église.
Vola ce que j'entendais par là.
Je pense même ne pas trop m'avancer en estimant que ça pourrait être prouvé statistiquement, avec des données fiables.

... tatata, mixité, adoption, assassinat ...
Ouaip', je plussoie pour le reste.


Par ailleurs, j'annonce que je met de côté la société Trèfle (pasque je doute d'avoir la force de résister à la pulsion de donner mon avis partout). Robert m'a amplement prouvé que l'ésotérisme me correspondait beaucoup mieux.
Si quelqu'un a des volontés ...
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