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Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 17:09

salut, vous pouvez me dire ce que vous en pensez pour me dire comment progresser d'avance merci,et pardon pour les fautes d'orthographes ^_^

Spoiler:
Où suis je... ???

Tels furent les premiers mots que je prononçais après des jours et des jours de coma, bien que je ne le savais pas encore, et que le temps avait maintenant pour moi une signification très floue. Mais j'étais bien quelque part, et surtout bien pire encore, j'étais vivant !!!

La plupart des personnes aurait éprouvé une grande joie, de savoir quelle sont encore bien ancré dans le monde des vivants, mais pas moi. Trop de sang a été versé par ma faute, ma folie avait déjà conduit des dizaines de personnes devant les portes de saint pierre, (ou plutôt les portes de l'enfer, mais là n'étais pas la question). J'étais comme souillé par tout ce sang que j'avais sur les mains, j'avais réussis à combattre mon démon intérieur, cet être que je connaissais si bien et qui ne voulais qu'une seule chose, voir un peu plus de sang verser, et c'est le visage serein que je suis aller vers la mort.
Trois petit trous sur ma peau, trois petits filets de sang, trois balles dans mon corps. Je me rappelle encore de cette scène mémorable: moi allongé sur le toit d'un immeuble, couvert de sang, les bras en croix, attendant la venue de ma dernière heure, avec pour seule musique, celle des gyrophares de la police, et le froid, oui un froid terrible m'avais envahis, étais il du à la neige qui tombé en cette si belle nuit de décembre, ou juste l'impression d'un mourant qui se vide de son sang. Je n'ai jamais su, mais pour l'instant je suis encore trop faible...

Des jours ont passé depuis mon réveil, j'ai un peu récupéré mais je suis toujours cloué à ce lit. Bien que je ne puisse pas « voir » j'ai l'impression d'être dans une espèce de chambre d'hôpital, à ceci prêt que je dois être le seul patient de cet hôpital étant donné le silence de mort qui y règne. J'ai entendu certains médecins parlait de mon « traitement » entre eux, je suppose que c'est un terme délicat qui signifie que je suis drogué, ce qui expliquerait pourquoi je ne peux me servir de mes, disons talents particulier. ils ont de la chance d'avoir trouvé le bon dosage, je conserve toute mes faculté physique et intellectuel, mais seul mes talents sont bloqué, seul bémol, j'en ai besoin pour ressentir le monde qui m'entoure, sans quoi je suis vraiment aveugle, il faut dire qu'avec les yeux crevé, je devrais déjà être content d'avoir une alternative non négligeable pour percevoir le monde même s'il est hors service maintenant.

Je me suis crevé les yeux, il y a 4 mois environ, à moins que cela fassent plus longtemps, comme je l'ai déjà dit, le temps qui passe à très peu de signification pour moi. Loin de constituer un handicap, cela m'a permit de libérer tout mon potentiel et de ne pas être abusé par les apparences des choses, d'un autre côté, c'est cet événement qui à vraiment marqué le début de ma folie. A cause de cela je ne peut dire si les infirmières qui s'occupe de moi sont jolies ou non, par contre rien qu'a l'odeur je peux affirmer que les gardes de faction devant ma chambre, adorent le café et le fromages, au réveil c'est une infection, mais comme ils n'ont pas beaucoup d'humour, je m'efforce d'éviter de les contrarier.

Aujourd'hui, je suis à peu près remis, et on m'a affirmé que j'allais avoir droit à une visite très importante dans quelques jours, façon là encore polie pour dire que j'allais au devant de très graves ennuis si mon comportement n'étais pas irréprochable. Mais plus important, on a juger que j'étais suffisamment remis de mes blessures pour quitter mon lit, il est vrai qu'un pauvre aveugle aurais du mal à s'enfuir, et de toute façons, à quoi bon.
Pourquoi tenter de s'échapper alors que j'étais prêt à mourir, pire, j'ai tout fait pour. Pendant que j'étais allongé sur mon lit, mon esprit vagabondait, mais rien de constructifs pour ainsi dire.
Maintenant que j'étais seul dans cette pièce qui était pour moi l'exact reflet des ténèbres qui régnait à présent dans mon âme, l'heure étais venu de s'interroger.
Je me balade un peu partout dans cette chambre recherchant l'endroit idéal pour ma méditation, bien que l'exercice soit banal, il se relève autrement plus complexe suite au fait que je ne puisse voir et que chaque pas me rappelle que mes blessures sont toujours présentes.

Au bout de quelque instants néanmoins, je pus m'assoir contre un coin du mur de ma chambres, et pu réfléchir à loisir, sur les ironies de ma vie notamment.
J'avais voulus mourir, alors pourquoi rester en vie maintenant ?
Peut être était ce par lâcheté, mais je ne savais pas vraiment... Qui est le plus lâche, celui qui court devant la mort pour échapper aux conséquence de ses crimes, ou celui qui n'a plus le courage de rien faire, que ce soit de vivre ou de mourir.
Car c'est bien dans cette situation que je me trouve maintenant. A cette instant je me rendais compte de l'absurdité de tout ce que j'avais fait jusqu'à présent, mais aussi que ma mort ne changera rien.
Je me demande si les marionnette et les pantins ressente cela, je me demande si au fond, tout ce qui existe n'est qu'un spectacle grandiose, orchestré de main de maître par quelque intelligence supérieur. Sauf qu'a ce moment du spectacle, j'ai pris conscience des fils qui me soutienne et recherche mon maître, le marionnettiste qui à un rôle pour moi. Cette sensation est pour le moins bizarre je trouve, on parle de la vie comme si elle nous appartenait en main propre, mais au final tout ce que je souhaite c'est la donné, continué d'exister, mais sans but, comme un simple pantin.

Je n'ai jamais connus mes parents, tout ce que je sais c'est que je suis né avec un don exceptionnel, celui de faire plier la réalité par ma seule volonté. Mais à ce moments de ma vie, je vois combien, même si il est exceptionnel, un don ne sert à rien si il n'est pas utilisé correctement, or moi je n'ai pas su utilisé mon don, et au final j'ai vraiment l'impression d'y avoir laissé mon âme.
Que faire quand vous n'avez envie de rien, ni de mourir, ni de vivre ?
Et c'est dans cette état que je restait des heures et des heures, attendant sans doute quelque signes. Je ne sais pas trop, en un mot j'étais perdus, que ce soit parce que je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où je me trouvait, mais aussi et surtout parce que je ne me sentait plus vivant, « j'étais » mais pas entièrement, il est difficile d'exprimer cet état d'esprit, mais encore plus de vivre avec, et pourtant même si cela est des plus désagréable, je dois m'y habituer car, de plus en plus mes journées se dérouleront comme celle si, c'est à dire vide de tout sens.

Après une bonne « nuit » de sommeil, assis contre un mur, me voilà un peu plus frais et dispos. Mes réflexions ne m'ayant rien apporté, je remettais à plus tard la question de ma mort. Bizarrement, une vieille habitude me repris, et je décidais de refaire quelque exercices physiques. D'abord assis en tailleur, en train de respirer intensément, afin de purifier tout le corps, puis des pompes et des ab-dos. Je n'ai jamais été un fana de sport, encore que je pense vraiment qu'un esprit sain dans un corps sain, est ce qu'il y a de mieux, surtout au vu de ce que mon esprit peut faire, mon corps à donc intérêt de ne pas trop être à la traine, et puis si je décidais de m'évader, j'avais intérêt à être au mieux de ma forme. Je continuais donc ces exercices simple pendant un bon moments histoire de me rapproprier mon corps

_ Maintenant, on peut commencer les choses sérieuses, me dit je intérieurement.

J'inspectais à tâtons les murs de ma chambre et essaya de faire un bref récapitulatifs de se qui s'y trouvait, car plus j'y passé du temps, et moins cet endroit me plaisait.
La pièce faisait à peu près 4 mètre de long et autant en largeur, un grand cube en quelque sorte, avec pour seul meuble un lit posé dans un des coins et à l'opposé un robinet et des toilettes, rien qui n'aurait pu me servir en cas de lutte donc. Chose curieuse je ne décelai aucun interrupteur dans la pièce, impossible de plonger quelqu'un dans le noir, le seul aveugle serait donc moins en cas de confrontation. Les mur semblait bizarrement épais, et d'après la résonance de mes coups, je ne me trompais pas. La porte ne comprenait aucune poignée ni serrure, pour entrer les médecins ou les gardes devait avoir une sorte de carte magnétique, à moins que l'on ne puisse tout simplement pas ouvrir de mon côté. Tout cela était « contrariant », mais je ne m'avouais pas vaincus et décidais d'essayer quelque chose. Je m'avançais doucement vers la porte, puis une fois que je la sentis au bout de mes doigts je frappais plusieurs coup secs, immédiatement une voix de l'autre côté se fit entendre.

_ « QU'EST CE QU'IL Y A ? », me hurla une voix peu amène.
_ « Oh, excusez moi, je ne voulais pas vous déranger, je cherchais juste comment m'évader d'ici »
_ « Tiens toi tranquille, de toute façon même un dingue comme toi ne pourrais pas s'enfuir. »
_ « Ne parie pas trop là dessus mon vieux, tu pourrais avoir de sacré surprise. »
_ « Continue comme ça, et il vont te drogué de médicaments à tel point que tu ne pourras plus te torcher tout seul. »
_ « C'est quoi ton nom à toi ? »
_ « En quoi ça te concerne ? »
_ « Rien, mais comme ça je pourrais savoir quel nom les fossoyeurs devront graver sur ta tombe. »

La petite discussion avait eu son effet, et je l'entendais déjà fouillé dans ces poches. A la télé, toute les atrocités que j'avais commises, avait été censuré, et on ne passait que des témoignages des familles des victimes quand on parlait de moi. Après plus ou moins de rumeurs avait circulé, mais plus d'une personnes aurait été ravis de me tabasser pour tout ce que j'avais fait, cet homme qui s'affairait derrière la porte devait en faire partie. Imaginez un cobra sans venin, ou un fauve sans ces griffes, vous vous dites que c'est beaucoup plus facile de l'approcher, et que ce qui vous avez fait peur, est maintenant inoffensif, c'est ce que ce garde à pensé, pauvre de lui...
Mais en l'occurrence pauvre de moi.

La porte s'ouvrit violemment, et je devinai le garde massif et menaçant devant moi, même si je gardais un grand sourire sur mes lèvres, je n'avais pas la moindre idée de quoi faire. J'avais réussis à amener le garde devant moi, mais pour la suite je faisais confiance dans mon sens de l'improvisation, en espérant que cela marche.
Le garde sans aucun ménagement me plaqua contre le mur de la chambre en me tenant par l'espèce de tunique que je portais. Je sentis la douleur affluer à travers tout mon corps, mes blessures étaient loin d'être guéris. Le choc me fit perdre tout les repères que j'avais et la seule indications qui me restait était la respiration saccadé de ce garde, visiblement énervé. Je pouvais sentir dans la crispations de ses mains, son souffle irrégulier, et dans les intonations de sa voix que malgré tout le désir qu'il avait de me laisser crever sur place, il ne pouvait pas le faire, que se soit pour des raisons personnelles ou professionnelles, mais que m'importe tout cela jouaient en ma faveur. C'est donc avec un grand sourire, et l'air parfaitement décontracté que je poursuivais notre entretient.

_ C'est bizarre, mais il me semble que tu n'apprécie guère de te retrouver ici à me surveiller, aurais je fais quelque chose qui t'as porté préjudice ?
_ Sache que le simple fait de savoir que je respire le même air que toi me dégoute au plus haut point. Si cela n'avait pas été un ordre de tout faire pour te ramener en vie, j'aurais personnellement veillé à te torturer, jusqu'à ce que tu me supplie de te laisser mourir, alors évite de la ramener sale monstre.
_ Belle élocution, je pensais que ton vocabulaire étais des plus limité, je suis heureux de mettre trompé.
_ Ne me tente pas, hurlât il, sinon je pourrais faire en sorte que plus jamais tu ne fasse ce sourire.

Comme pour illustrer son propos, il raffermit sa prise, appuyant son coude contre ma gorge, rendant effectivement difficile de sourire mais aussi de respirer, ce qui était sans doute le but de sa manœuvre, néanmoins il semblait avoir oublié quelque chose de capital, et cela me comblait de joie

_ Quel dommage, je crois que nous sommes partis sur des mauvaises bases, parvins je à articuler, mais je vais arranger ça.

Mon genou remonta très vite, lui assénant un coup des plus douloureux, en tant qu'homme j'aurais pu compatir à sa douleur, mais n'avait il pas dit que j'étais un monstre. Mon coup lui fit très mal, et il vacilla, surpris par mon attaque, à cet instant tout mon corps tourna et profitant de l'élan, je lui lançai un coup de coude qui atterrit lourdement sur sa mâchoire. Le combat était finis, emporté par cet seule attaque, je tombais, genoux à terre, le souffle coupé, mais victorieux. En mon fort intérieur, je me félicitait, bien sûr j'aurais été incapable de le toucher en tant ordinaire, mais en le provoquant suffisamment c'est lui qui était venus à moi et aveuglé par sa colère il m'a sous-estimé.
Malgré tout je savais que je n'avais pas de temps à perdre, je ne pensais plus qu'a une chose: sortir d'ici, non pas que je croyais vraiment que moi pauvre aveugle puisse m'échapper, mais au moins je voulais leur rendre la vie impossible en monstre que j'étais.

Le corps inconscient du garde gisait à mes pieds, en mon fort intérieur je remerciait un très vieil ami qui m'avait toujours poussé pour prendre des cours de karaté, comme quoi dans la vie, tout peut vous servir, ainsi l'art qui était censé me protéger me permettais de mettre quelqu'un à terre. Je reprenais mon souffle, et essayais de réfléchir calmement à la situation, j'étais seul, aveugle, dans un endroits inconnus, avec à mes coté un gardes inconscient, les chances de m'en tirer s'en dommage étaient très minces, au moins les gens qui me retenait ici n'en voulait pas à ma vie, pour l'instant en tout cas.
Je fouillais le garde, sur lui je trouvais divers objets personnel, mais aussi ce que j'identifiais comme étant un passe, et sinon une matraque, le reste ne me servirai à rien.
Lors de ma fouille, l'individu que je n'estimais guère remua légèrement, il fallait donc au plus vite que je règle cette question.
Je n'avais aucune raison de le tuer, me dis je, mais il fallait qu'il ne perturbe pas mes plans en alertant ces collègues, si il y en avait. Aussi je me traina derrière lui, restant à quatre patte pour éviter de buter sur son corps, et je le fis s'assoir, passa mes mains autour de son cou, même aveuglé je me rappelait de ces gestes, gestes que j'avais exécuté un nombres de fois suffisamment importante pour que tous soit gravé à même mon corps. Dans un mouvement fluide, rapide et précis, mes mains glissèrent autour de ma proie, le bruit de ces cervicales brisé résonnait dans mon cœur comme une douce mélodie empreinte de nostalgie, la bête en moi s'affole, je la sentais dans ma poitrine, mais j'avais décidais que je resterai maître de moi, et je réussirais.

Pourquoi l'avoir tué? A cette question qui semble primordiale, j'oppose une autre question tout aussi primordiale, pourquoi le laisser en vie?
Je n'avais aucune utilité à laisser cet homme en vie, la vie est une chose si fragile, la prendre est si facile, mais il est dans la nature humaine de ce soucier en premier lieu de sa propre vie, les autres sont secondaires, en poussant se raisonnement, on voit que la seule règle valable et logique serait celle de l'utilité. C'est parce qu'il m'était inutile que j'ai tué cet homme, cela fait il de moi un monstre?
Quel que soit la réponse, je n'avais pas le temps de m'y intéresser, et cela ne m'aurait rien apporté de toute façons.
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Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 17:25

Spoiler:
J'avançais prudemment vers la porte de ma chambre, les sens en alerte, en espérant que personne ne trainais dans les couloirs. Arrivé à l'entrée, je tendais l'oreille, me concentrant sur le moindre petit bruit, recherchant la présence d'une respiration, ou autre son qui auraient témoigné de la présence de quelqu'un d'autre. Au bout de quelque instant, durant lesquels le silence de ce lieu ne furent jamais brisé par aucun hommes, je refermais la porte, et continuais mon exploration.
Appuyé contre le mur j'avançais doucement, le mur était absolument vide, rien dessus, et la surface était désespérément lisse, n'ayant aucun autre repère que le toucher, ce mur ne m'apprenais absolument rien. Mais je me représentais un peu mieux l'endroit où j'étais séquestrais ce qui n'étais pas si mal.
Et c'est alors que, perdu dans mes réflexions, j'entendis du bruit, des bruit de pas et des voix. Avec moi, plantée au beau milieu du couloir, si je ne bougeait pas très vite il y avait de forte chance que je sois retrouver et pour le coup en très fâcheuse posture.

Garde ton calme, me dis je intérieurement, et je reprenais ma marche, à un rythme plus soutenue pourtant, avec toujours le mur comme appuie. Depuis que j'avais quitté ma chambre je n'avais rien trouvé qui aurait pu me servir de cachette, et je ne savait pas dans combien de temps j'allais croisé les voix qui se rapprochaient de plus en plus.
Soudain une bifurcation, l'allée que je suivais depuis si longtemps me proposait enfin un choix. Trois possibilités s'offraient à moi, mais je n'avais pas vraiment le temps de les examiner une par une, aussi dès que les voix se firent suffisamment proches pour que je puisse entendre de quoi ils parlaient, je me précipitais sur ma droite.

Avez vous seulement ressentis cela une fois dans votre vie ?
Une situation de tension extrême, où vous ne savez pas jusqu'où votre petit jeu vous mèneras ?

En ce qui me concerne, et aussi bizarre que cela puisse paraître, j'adorais cette sensation, qui me rappelais tant de souvenirs et qui d'une certaine manière me rappelais à chaque instant que j'existai...
exister... comme ce mot peut sembler étrange dans la bouche de quelqu'un qui à couru vers la mort. Mais j'étais bien là pourtant, je m'étais échappé de ma chambre, avait tué un garde, et essayait vainement de trouver une sortie dans ma nouvelle prison.

Mes sens était en alerte, bien sur le goût ne me servait pas à grand chose, et mon odorat ne m'était d'aucune utilité dans cet étroit couloir dont l'air était saturé de produit d'entretien. Mais j'étais attentif au moindre son qui m'entouraient, le bruit des pas, la ventilation... tout, rien ne pouvait m 'échapper, malheureusement d'ailleurs car de plus en plus la conversation se faisait distincte.
Je passais plusieurs couloir, me fiant uniquement à mon « toucher » qui devenait de plus en plus précis au fur et à mesure de mon exploration.

Au bout d'un certain temps, le couloir que je suivais s'arrêtait net, et je devinais une porte. L'examen approfondis auquel je me livrais alors confirma mes présomptions. Une porte tout ce qu'il y avait de plus banal se tenait devant moi, mais au moins elle pouvait m'emmener autre parts. Après quelque instant je trouvais enfin la poignée.

Ma respiration se fit de plus en plus saccadé, et toute mes blessures me faisait souffrir, je compris que seul l'excitation de ma balade avait tenu à l'écart la douleur. Maintenant, enfin arrivé au but, je perdais mes forces, c'était vraiment trop bête.
Vous me direz que cette porte aurait pu être un simple placard à balai, mais... comment expliquer...je savais que cette porte n'étais pas aussi normal que ça.
Je retins mon souffle, et me concentra pour chasser la douleur loin de mon esprit, ce qui marcha en partie, mais en partie seulement.
Je tournai la poignée doucement, j'avais vraiment le sentiment de tenir la liberté dans une main, mais tous mes espoirs furent brisé en un instant, la porte étais fermé, et même si en temps ordinaire cela ne m'aurait pas posé de problèmes, je me trouvé à présent dans un obstacle infranchissable.

J'ai dis que tout mes espoirs furent brisées, c'est vrai que cela était contrariant, mais n'ayant jamais eu vraiment d'espoir...mais plus que tout, c'est à cet instant que je me rendais compte de ma négligence.
Dans cette aventure, et à cause de la joie d'avoir enfin trouver une porte, j'en avais oublié les voix, et pour cause. Plus un bruit, plus un son, c'était comme si la vie avait quitté ces lieux qui me retenaient, vous savez, un de ses silences plus inquiétant encore que les murmure auxquels j'avais échappé. Pourtant je me sentais oppressé plus que jamais. J'inhalais profondément, et me préparait à ouvrir mon esprit.

Ouvrir son esprit... quelle expression curieuse quand on y pense. Pour la quasi majorité des gens de ce monde, l'ouverture d'esprit ce résume dans cette attitude qui consiste à ne pas se limiter à ses à priori, faire un effort pour accepter les différences, c'est je crois une des choses essentiels à la vie en société.
La où je dis que c'est curieux, c'est en ce sens que c'est justement parce que mon esprit est plus ouvert que les autres que je n'ai plus de vie sociale. Ce rejet que je subis ce résume en une simple distinction entre sens propre et sens figuré.

Ce que j'appelle l'ouverture de l'esprit, c'est projeter son esprit, au sens propre, comme si vous libéreriez un fauve qui ne demande qu'a s'échapper. Grâce à cela, je suis conscient du monde qui m'entoure, même si je ne vois rien. Mieux je ressens les choses, ou plutôt ressentait car ce qui était pour moi une seconde nature avait disparu le jour même où je m'éveillait dans cet endroit.
Je recommençais, plus intensément encore, chaque fibre de mon être tout entier consacré à cette tache. La réponse de mon corps ne se fit pas attendre. Je tombais...

Mes jambes me lâchaient soudainement, comme si on m'avait dérober le sol que je foulais, à genoux, le souffle coupé j'accusais le contre coup de la libération de mon esprit...
Jamais cela ne m'étais arrivé, mes pouvoirs semblait fonctionner au ralenti et de manière discontinus. Une main appuyé contre la porte, je me tenais comme je pouvais, essayant de ne pas sombrer. Je rassemblais les sensations confuses que m'avait rapporté mon esprit, au moins j'avais la certitude qu'une personne m'attendait à une dizaine de mètres, dans mon dos. Elle était seule, à la façon dont elle se tenait, droite les mains dans le dos, je m'attendais à un professionnel, un vrai. Tout dans la posture de cette montrait de l'expérience et du sang froid... aucune chance de pouvoir recommencer le coup de bluff de tout à l'heure, sans compter que, au vu de ce que j'avais perçus l'individu portait une arme à feu de poing, plus une de soutien, mais toute deux faciles d'accès et prêtes à être utilisé.

Malgré tout, j'étais satisfait de voir que mes perceptions n'avaient pas totalement disparut, seulement ce qui était chez moi une seconde nature, quelque chose d'inconscient, était à présent quelque chose de laborieux. La drogue semblait bien agir, mais le fait que son effet se fragilise avec le temps semblait de plus en plus évident, et surtout profitable pour moi.
Pour l'instant cependant, je n'avais pas le temps de m'extasier sur le fait que mes capacité hors du communs ne soit que temporairement hors d'usage, mon attention ce fixait avant tout sur un garde qui attendait calmement quelque chose de moi, et patientait sans bouger derrière mon dos.

_ Quand on ne se connait pas, il faut se présenter, c'est d'usage tu sais. Parvins-je à articuler entre deux respiration saccadé.
_ Je te prie de bien vouloir m'excuser Alexander. Je me nomme Yrvin, et comme tu as du le comprendre je suis un garde chargé de te surveillé, mais je dois t'avouer que j'ai été tellement impressionné par ta tentative d'évasion que je t'ai laissé faire.
_ Yrvin..., ça ne semble pas très français comme nom.
_ Pas plus que Alexander, je crois.

Je percevais très distinctement des intonations amusées dans ses paroles, il était vraiment décontracté, ça faisait plaisir de ne pas être pris pour une bombe sur pattes. Décidément cet Yrvin pouvait se vanter d'avoir fait une bonne première impression, et pour dire vrai il semblait aussi peu normal que moi, à sa manière. Devant mon silence, il poursuivit.

_ Tu es vraiment aveugle ?
_ Avoir les yeux crevé n'aide pas à voir correctement tu sais.
_ Je me doute, mais... Comment explique tu tout ce que tu as fait si tu était aveugle ?
_ Tu ne crois pas que j'ai quelques questions à poser moi aussi ?
_ Bien sûr. Si tu veux bien t'écarter de cette porte par contre, ce n'est pas la porte de sortie mais celle de la chambre d'une autre patiente.
_ Je ne suis donc pas le seul rat de laboratoire.
_ En tout cas, tu es de loin le plus intéressant.
_ Merci du compliment.
_ Mais je t'en prie, si tu veux bien me suivre.

Me relevant tant bien que mal, le contre coup était bien plus violent que je le pensais, je commençais à le suivre, c'est à dire que j'ai fait trois pas dans sa direction appuyé contre le mur avant de m'écrouler.
Mon escapade n'était pas l'idée la plus judicieuse que j'avais eu ces derniers temps, surtout au vu de mon état de santé.

_ Je pense que l'on va attendre quelque heures avant tes questions.

ce furent les seuls mot que je compris avant de tomber une nouvelles fois dans le monde des rêves. Un rêves bizarre s'il en est, si je me souviens bien, un seul sentiment me restait, « la déception » chose étonnante pour moi qui n'espérait rien.
Je m'éveillai dans ma chambre, et au sortir de mon lit je butai contre quelque chose que je découvris être une chaise roulante, et j'étouffais un juron. Visiblement « ils » avaient encore besoin de moi, ce que je ne savais pas encore c'est si cela était une bonne chose pour moi ou non.
Je parcourais ma chambre doucement, le cadavre avait été retiré. Avec des gestes lents, calme et précis, je me dirigeais vers la porte, qui à ma grande surprise étais ouverte.
On pouvait donc supposer sans trop de peine que quelqu'un m'attendais à l'entrée, et ce fut le cas, et ce fut la voie toujours polie du dénommé Yrvin qui m'accueillis à la sortie de ma chambre.

_ Alors bien dormis ?
_ J'ai connu pire... parvins à articuler
_ Il faut dire que tu es en pleine convalescence, alors une évasion au bout de 26 heures ce n'est pas très raisonnables.
_ Seulement 26 ?
_ A partir du moments où on a arrêté les soins intensifs, sinon ça fait 2 mois que tu es ici.

Je méditais ces paroles, cherchant désespérément à remettre de l'ordre dans mes pensées. J'étais dans une structure qui disposait de bon équipement hospitalier, mais certainement pas dans un hôpital public, dans ce cas peut être une clinique...
Mais la taille de ma chambre, et les gardes me paraissait étrange dans l'enceinte d'une clinique. Et puis pourquoi ne pas m'avoir transférer autre part une fois que je n'étais plus dans un état critique.
Plusieurs choses se bousculaient dans ma tête, et voyant que malgré tout je n'arrivais pas à réfléchir calmement à ma situation, je décidais tout bêtement de reprendre la discussion.

_ Yrvin, c'est bien ça ?
_ Oui.
_ J'ai toujours mes questions...
_ … et je dois justement t'amener dans une salle plus tranquille, où certaine personne pourront répondre à plusieurs de tes questions
_ « plus tranquille »... C'est à dire surveillé ?
_ Tu comprend vite.
_ Et c'est part où ?
_ Suis moi.

Tant bien que mal, je le suivais, avait il seulement oublié que j'étais aveugle. C'est donc en m'appuyant contre un mur, et suivant le son de sa voix que j'avançais. Quand je dis le son de sa voix, il faut bien voir que cela ne me demandait pas beaucoup d'effort dans la mesure où il n'arrêta pas de parler. Il me posait des questions sur mes capacités, sur les rumeurs qu'on disait à mon sujet, sur ma vision de la vie... et tout un tas d'autres questions qui me donna l'impression que le trajet dura des heures. Bien loin d'être énervant, cette discussion ce révéla fort agréable, sans compter qu'il se contentais de mes réponses les plus allusifs.

Enfin nous arrivâmes dans une salle où l'on m'indiqua tout de suite une chaise pour m'assoir. Le traitement que je suivais, s'estompait de plus en plus et je recommençais à percevoir le monde, pas encore de manière continu et assez claire, mais plutôt comme des petits flash de lumière dans une nuit obscure. Pour donner peut être une image poétique, mon pouvoir me faisait voir le monde comme des éclairs perçant par leur éclats, l'obscurité étouffante d'une nuit sans lune. Mais je laissais de côté la littérature pour quelque temps, histoire de me rendre compte plus précisément de l'endroit où je me trouvait. Une salle rectangulaire qui comprenait pour seul mobilier une table au centre et deux chaises placé de part et d'autres.
Je percevais que ce mobilier étais en métal, à ma gauche un large miroir sans teint couvrait presque l'intégralité du mur, et je percevais de l'autre côté de ce mur, quatre personnes affairé sur des machines compliqué, des appareils de mesure sans doute. Derrière ce petit groupe je percevais trois personnes qui ne semblais pas être à leur places, mais qui de tout évidences semblait être les plus haut gradé dans la hiérarchie. Je les percevais bien, leur regard méprisant braqué sur moi, eux bien tranquille dans leurs beaux costumes, tandis que devant eux les trois gars et la fille à lunettes, tout les quatre en blouses bougeant dans tout les sens.
Derrière moi ce trouvait la seule porte d'entrée, et dans le couloir, Yrvin attendait, en vrai chien de garde, il ne bougeait pas un cil, il me rappelait ces clowns anglais qui gardaient certains monuments.

Ma vision de ce qui m'entourait était limité, je percevais le monde par à coup, et je n'y étais pas habitué, au moins je n'avais pas à me forcer, le pouvoir venait de lui même, et je ne tombait pas dans les pommes. Mais à cause de cela ce n'est qu'un peu tard que je perçus l'arrivée de tout un cortège. En fait neufs personnes qui avançait tranquillement dans le couloir, huit de ces personnes été lourdement armé, en comparaison Yrvin, et deux des personnes derrière la vitre semblait bien vulnérable... Des fusils automatiques j'aurais dit, mais je suis loin d'être un expert en la matière.
Ces huit personnes, qui tenait plus du militaires que du simple garde, entourait un homme de taille moyenne, et de constitution bien plus faiblarde que les autre, loin d'être armés ce personnage ne tenait qu'une choses, un classeur des plus remplis. Devinant la suite des événements, j'attendais tranquillement.

Dans ma tête, je voyais défiler plusieurs possibilités quant au déroulement de cette entrevue. Il ne faisait plus aucun doute que si j'étais encore vivant, c'était parce qu'on attendait quelque chose de moi, et que si je n'étais pas en position de force, je n'étais pas en position de faiblesse.

Pauvre humain, pensais je en mon fort intérieur, si faible... si pathétique...
Je ne me considérais plus vraiment comme un humain, surtout en cette instant présent , c'était eux qui venait à moi, comme une supplique faîte à quelque dieux païens dont on attend le bienfait.
La vie était si pénible... en un instant ces gens qui n'avait pas encore franchit le seuil de la porte m'ennuyait déjà, si prévisible. Je voyais déjà d'ici le marché bidon que j'étais sûr on allait me proposer.
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Re: pas encore de titre

Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 17:28

Spoiler:
Enfin j'entendis les bruits de pas franchir la porte, bien que ma « vision » soit brouillé, je devinais rien qu'a leur pas qu'ils s'étaient mis au endroit stratégique de la pièce, m'encerclant complètement, tandis que parallèlement au pas, je percevais très distinctement le bruit caractéristique d'un fusil qu'on arme. Je reconnais que je venais de tuer un garde... mais bon, c'est la vie... ou plutôt la mort.
Pourquoi ne me faisait il pas plus confiance que cela tout de même avaient ils seulement conscience d'être insultant à mon égard, j'aurais pu les tuer pour ce que je percevais comme un acte de mépris,... oui les tuer en faisant exploser certaines veines ou artères... il fallait que je les fasse souffrir, qu'ils payent et qu'ils meurent...
je sentait la colère m'envahir, je ne l'a connaissais que trop bien, ce n'étais pas la mienne de colère, mais celle d'un monstre tapi derrière un visage humain.
Immédiatement j'inspirais et expirais de longue bouffé d'air, histoire de me calmer, et je priais intérieurement pour que mon démon ne ressorte pas.
Quelle ironie je pensais... Pour les humains normaux, j'avais des pouvoirs divin, mais je ressentais encore le besoin de prier... En même temps, je savais de quoi été capable l'autre, mais c'est vrai que le fait que je prie avait quelque chose d'amusant. Je fus cependant brusquement tiré de mes pensées, par une voix de fonctionnaire tatillon, une voix acide et sans saveurs, une voix détestable, à l'image de son porteur me disais je.

_ Monsieur Alexander, je présume ?
_ Sachez monsieur, que la plus élémentaire des politesse consiste à se presenter avant de saluer la personne à qui on s'adresse, ensuite, si vous ne faisiez que présumez de qui je suis; nous aurions cette discussion dans un endroit plus tranquille, et sans doute sous moins bonne escorte. Et je balayais la salle d'un geste de tête désignant les gardes qui nous entouraient.
_ Mon nom n'a que peu d'importance, comme vous devez vous y attendre je ne suis qu'un simple exécutant, néanmoins je dois vous avouez ma surprise. Je ne pensais pas que quelqu'un comme vous serais intimidé par une poignée de gardes. Auriez vous peur?

n'ayant de ma part qu'un simple silence, qui était lourd de mépris, il repris son bavadarge, qui m'ennuyais au plus au point, vraiment sa voix était des plus désagréable.

_ Nous savons qui vous êtes, ce que nous ne savons pas en revanche c'est ce que vous êtes.

A ces mots, je ne pu m'empêcher de sourire, ce petit exécutant avait il seulement idée du nombre de fois que je m'étais posé cette question ?
Encore plus, savait il à quel point cette question était devenue le dernier de mes soucis

_ Oui, car voyez vous, beaucoup de gens sont des meurtriers, mais très peu d'entre eux le font par la seule force de leur esprit. En fait, vous êtes le seul que nous connaissions.
_ Et en quoi puis je vous aider ?
_ oh, juste à comprendre comment cela est il possible, vous êtes une curiosité pour la science.
_ Juste à comprendre vous dites ?
_ Absolument.
_ fallait il vraiment que je sois encore vivant ?
_ Auriez vous préférez mourir ?
_ Ma foi, j'y étais préparé.
_ Mort vous ne nous auriez été d'aucune utilité... les différentes analyses que nous avons pu effectué sur vous ne nous ont montré aucune anomalie, vous semblait être en tout point un humain ordinaire, si ce n'est qu'en fait vous pouvez faire plier le monde d'une simple pensée.
_ Est ce que toute ces analyses seront remboursé par ma sécu ? Vous savez que les temps sont dur.
_ Vous êtes toujours aussi insolent ?
_ Je vous rassure, seulement quand je n'aime pas l'insecte qui se trouve devant moi.
_ Suis je un insecte pour vous ?
_ Si vous n'aviez pas scellé mon pouvoir, vous seriez mort au moment même où vous avez foulé la porte de cet pièce.
_ Vous êtes vraiment malade...
_ Vous ne me considérez pas comme un humain, mais comme un cobaye, ne vous attendais pas à ce que j'ai la moindre estime pour vous!!!
_ Monsieur alexander, s'il vous plait, conservez votre calme.

Sans même en avoir conscience, je m'étais levé, et dressé sur mes pieds j'étais en train de hurlé, sans prêter attention au huit gardes qui avait tous leur armes braqué sur moi.
La colère est un sentiment tellement inutile, on dit que cet état décuple les forces, mais ne peux on pas utiliser d'autres moyen pour être plus fort ?
En ce qui me concerne, ce qui me gène dans la colère est cette apparente perte de contrôle, pour cette raison la haine m'avait toujours semblé être un sentiment plus « raisonnable ».

Cependant, bien que j'ai toujours fait mon possible pour ne pas me laisser aller à un sentiment aussi primaire, j'en étais moi même victime, mais mes colères ont toujours été froides, cruelles, glaçantes comme des lames de givres.
Or cette colère, qui se répandait dans tout mon être en cet instant, était tout sauf glaçante, c'était une colère bestial, brulante comme un brasier, ou plutôt comme un volcan prêt à exploser.
Ce sentiment tranchait trop avec mon habituel mépris. « L'autre » revenait plus vite à chaque instant, mais je ne le laisserais plus diriger ma vie, je m'y refusais et décidai de me ressaisir, de retomber derrière un masque froid et inhumain.

Je me rasseyais dans le calme. Et poursuivais ce détestable entretient qui je l'espérais touchait déjà à sa fin.

_ Toute mes excuses, je vous prie, poursuivons donc... mais d'abord il me semble que je suis en droit de poser quelque questions.

Surpris par mon brusque changement d'humeur, il fallut un temps à mon interlocuteur pour me répondre.

_ Bien sur, si vous accepter de nous aider, il est normal que nous faisions de même. Vos questions ?
_ Quel est cet endroit ?
_ Un complexe médical, financé par divers organisme, dans un endroit perdu en pleine nature, et dans lequel nous gardons des personnes comme vous qui présente des particularité
_ Il y aurait d'autres individu comme moi ?
_ Non monsieur Alexander, vous êtes tous simplement unique, nos autres patient sont des gens comme certains calculateurs prodige, des gens qui peuvent savoir des choses sans qu'on leur disent, bref des gens d'exception, mais vous vous êtes unique.
_ J'ai l'impression d'être dans une mauvaise bande dessiné, alors pouvait vous me dire pourquoi vous faites tout ça.
_ Le profit, cela va de soi, toute les personnes ici, peuvent nous être utiles, c'est pourquoi nous les gardons.
_ Je comprends très bien cette façon de voir les choses, ce qui m'amène à ma deuxième question: qu'attendez vous de moi au juste.
_ Votre collaboration docile, pour comprendre comment vous faites ce que vous faites, faire quelque test.
_ Quelle dommage, j'aurais espéré que vous alliez me trouvez un travail parmi vous.
_ Un travail ?
_ Oui, vous savez on dit que le travail est la santé, alors comme je n'ai rien de spécial à faire je me disais que vous auriez pu m'embaucher.
_ Très honnêtement, au vu de vos capacité se serait quelque chose de plus qu'envisageable. Sous certaine conditions bien sur...
_ Ce qui me permet de vous faire part de ma troisième question, qui concerne les modalité de mon séjour parmi vous.
_ Vous devrez rester dans votre chambre, un garde posté à votre porte. Nous pourrons vous apporter tout objet que vous désireriez, si vous nous le demandez gentiment bien sûr. Vos journée seront libres, vous ferrez ce que vous voudrais, sauf lorsque nous devrons faire des tests.
Bien sur, vous subirez un double traitement.
_ Double traitement ?
_ Un traitement qui limite vos capacités, et un suivi psychologique en parallèle de nos test pour
nous assurer de votre bien être.
_ Et garantir votre sécurité par la même ?
_ Bien sur. Avez vous une demande particulière ?
_ quelque objet de torture pour garder la forme, un lecteur de musique avec quelque CD de métal, et une pizza au diner de ce soir.
_ Autre chose ?
_ Oui, précisez bien que je voudrais une calzone, vous savez les pizzas roulés.
_ Est ce que vous vous moquez de moi ?
_ Non, je tiens vraiment à tous cela, en échange de quoi je vous promet de vous aider et de faire tout les test que vous me direz, reconnaissez que ce n'es pas cher payé pour mes services.

Comme pour bien faire comprendre que la discussion était finit je me levais doucement et tendait la main vers le « fonctionnaire tatillon » mais qui à ma grande surprise avait aussi de l'esprit, et même une touche d'humour, car quand il me serra la main, scellant ainsi notre accord, il me répondit

_ Et vous désirez de l'huile piquante pour votre pizza.
_ On verra, je commence quand ?
_ Tout de suite si cela vous est possible, votre traitement doit commencer à se fragilisé, et va bientôt prendre fin. Nous voudrions faire nos test à ce moments précis, quand vos capacité commence à revenir, sans pour autant être à leur apogée.
_ Y a t'il une raison à un tel empressement ?
_ Oui, plusieurs de nos « sponsor », sont dubitatif concernant vos pouvoirs et ont insisté pour vous voir à l'œuvre.

Mécaniquement je me retournait vers la glace qui recouvrait un des mur, mes flash était toujours plus continus, plus long, aucun doute la dessus, ma force revenait de plus en plus vite.
Par ce moyen je voyais mieux que jamais depuis mon réveils, et je les voyait ces trois personnes hautaines et méprisante, bien caché derrière cette vitre. Ils doivent se sentir à l'abri dedans me disais je.... pauvres fous, s'il savait.

Je me retournait vers le fonctionnaire

_ Je dois vous avouez que tout en vous m'exaspère, votre allure sur de vous, votre air de fonctionnaire tatillon, et par dessus tout votre voix absolument sans saveur ni personnalité, m'est insupportable.
_ Merci pour ces aimables paroles...
_ Mais au moins vous semblez intelligent, et vous me disiez les choses franchement, aussi vous remontez un peu dans mon estime...
_ Vous êtes vraiment étrange monsieur alexander...
_ …alors je vais vous éviter la peine d'avoir à convaincre vos supérieur de mes capacité.

Je percevais l'effroi des visages qui m'entourait, mais c'était trop tard, tout les gardes de la pièce s'écroulèrent en même temps, un mince filet de sang coulait de leur oreilles, ils n'étaient pas mort, juste assommé, en fait ils n'avaient en cet instant plus aucun repère de l'espace.

Ce qui se passa ensuite alla très vite. Yrvin bondit dans la pièce arme en main, moi la main tendu vers la vitre, et le fonctionnaire complètement perdus. D'une voix forte je criais à tous ici de garder son calme.
Et je m'agenouillai, tête baissé je m'adressai au gens derrière la vitre.

_ N'ayez crainte messieurs ni vos vie, ni celle de vos hommes sont en danger. Mais j'espère vous avoir convaincu de mes capacités en espérant que vous m'accordiez de les utiliser pour vous servir au mieux.

Un grand silence régna dans la petite salle, je percevais à présent posé sur moi des regards de dégout, de fascination, et d'envie, le tout mélangé dans une assez détestable spirale, mais les hommes étaient ainsi.

Les trois hommes derrière la vitre était nerveux, à cause (ou grâce) à moi, du sang coulait un peu de leurs nez, une veine qui à sauté sans doute. Mais l'un d'eux s'avança vers les scientifiques et parla dans une sorte micro, dont la voix déformé et stridente nous agressa de toute part.

_ Agent Yrvin, raccompagnez le patient dans sa chambre.
_ Bien monsieur

Nous repartîmes donc tout deux vers ma chambres, et comme si nous étions de vieux amis nous parlions encore et encore. Il me dis que j'avais été stupéfiant, bien que mon action pourrait avoir des conséquences néfastes pour moi. Je lui répondis que je verrais bien, de toute façons ces gens était intéressé par mon pouvoirs, alors qu'ils mesurent bien que je suis un produit dangereux.

_ Une vrai explosion à retardement, pas vrai.
_ Si tu veux...
_ Par contre je me demande...
_ Oui ?
_ Étais ce une bonne idée que de leur promettre allégeance.
_ Un outils ou une armes à besoin d'une main pour la diriger, sinon elle devient inutiles
_ Pourquoi ne pas être artisan alors ?
_ Je suis fatigué, tout cela m'ennuie, alors je cherche la facilité, c'est tout. Regarde toi, pourquoi lève tu ton armes ? Parce que on te le demande ?
_ Je fais toute les choses par plaisir.
_ Alors tu mourras le sourire au lèvres ?
_ Sans doutes, pas toi ?
_ Mais je suis déjà mort.

Arrivé à ma chambre on me donna quelque cachet, un cocktail de médicament, et très vite, je sentis les ténèbres m'aveugler de nouveau. Je fis quelque exercices dans ma chambres, car je n'avais rien d'autre à faire. Au moins ma petites démonstration de force m'avait dispensé de faire des test. Le soir venu (un haut parleur me prévient de quelle heure il est, mais de toute façons je suis complètement décalé) c'est en écoutant de la musique que je dégustait avec plaisir une pizza. Et je me couchai rapidement.

Et pour la première fois, je la rencontra dans mes songes.

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Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 17:29

combien de courageux liront tout jusqu'au bout ^_^
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Message par Auradore de Montnoctes le Lun 31 Aoû 2009 - 19:00

Arf c'est surtout que la police est minuscule, il n' y a pas moyen de rendre ça lisible sans courrire le risque d'y perdre les yeux ?

EDIT Parthé : c'est fait Lacri ^^
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Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 19:43

désolé lacry sad mais je suis pas très doué avec l'informatique. déjà observe que c'est la première fois que je fais des spoilers.

le texte faisait 12 pages, alors, j'ai coupé à des moments important,

donc ce que je te conseille, en réponse à ma navrante incompétence, c'est copier/coller tu met sur word et augmentations de la police de caractères.
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Message par Auradore de Montnoctes le Lun 31 Aoû 2009 - 19:47

Non c'est bon merci, j'ai trouvé le truc, augmenter la page de 150%, j'ai lu le premier spoiler, prenant, vraiment, je me demande qui c'est ce type..mystere on verra bien.
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Message par Robert Begarion le Lun 31 Aoû 2009 - 20:14

Ma foi, il te suffit d'éditer, et de mettre ton texte entre spoilers et balises de taille, de cette façon :

Code:
[spoiler][size=12]texte[/size][/spoiler]

Ou encore ceci à l'aide du bouton de taille :

Sinon, je pense ceci de ton texte : gfvcdgvbhcfdfd (rancunier, moi ?)
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Message par Auradore de Montnoctes le Lun 31 Aoû 2009 - 21:16

Il semblerait oui, mais alors juste un peu XD, en revanche moi j'aime, contrairement à tes premiers textes qui allaient à 3000 a l'heure, là tu prends ton temps et c'est sympa.

Heu par contre Alexander à t'il perdu la mémoire quand il dit qu'il ne sait pas qui il est, ou il fait reference à sa nature ?

Ah oui et aussi (lisez le texte avant XP) petite deception quand tu écris "l'autre", le personnage est sympa et tu viens nous dire qu'en fait c'est pas de sa faute si il est cinglé, moi j'adore comment il assume sa superiorité.
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Message par Jackal le Lun 31 Aoû 2009 - 22:16

@ lacry: c'est en reférence à sa nature et pour ta deuxième remarques

Spoiler:
je n'ai pas encore eu le temps de le montrer mais alexender est dérangé à un point inquiétant, pourtant même s'il est associal et autain, il a en lui une autre personnalité nommé dimitri qui est purement sadique bestial et calculatrice, le truc c'est que cette personnalité lui à causé pas mal de contrariété, mais alexander deplore ce changement d'attitude car il est pour lui la preuve de sa faiblesse. Ce qu'il hait. Maintenant rassure toi alexander assume la plupart de ses meurtres, il regrette juste les carnages de dimitri, c'est la différence entre ecraser un insecte par inadvertance, et s'amuser à le faire souffrir

en esperant que ça t'ai plu ^_^
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Message par Auradore de Montnoctes le Lun 31 Aoû 2009 - 22:39

Oui ça me semble tout a fait correcte ^^

Serieux j'aime bien Alexander XD
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Message par Ely Julia le Mar 1 Sep 2009 - 12:42

Oui, moi aussi. C'est bien de pouvoir te lire ^^ j'aime bien.
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Message par Parthénis [PNJs] le Mer 2 Sep 2009 - 12:41

Ça y est moi aussi j'ai lu =p

D'abord la forme !
Je trouve que tu écris de mieux en mieux. Tu as toujours eu beaucoup d'idées de récit, mais pour les premiers que j'ai lu la forme, sans être vraiment mauvaise, n'était pas à la hauteur du fond je dirais ^_^ Mais là je trouve que le texte est fluide, il y a un bon rythme...
Dans le détail, encore pas mal de fautes d'orthographes, mais bon je pense que tu ne t'es pas relu à fond, je me trompe ? ~.^
Sinon, comme je l'ai déjà signalé à Ely, l'underscore (alias "tiret du 8" : _) n'est pas un signe de ponctuation. Ça sert sur les ordis pour pleins de trucs, mais je n'en ai jamais vu dans un livre. Donc, que cela soit pour un dialogue ou pour faire des simili-parenthèses, c'est le "tiret du 6" qu'on emploie ^^
Quelque part au milieu du deuxième bloc de texte, Yrvin se contente de réponses "évasives", pas "allusives", je pense.

Quant au fond, ben on va dire que ça ne m'apprend pas grand chose hein ? =p J'ai toujours droit aux avant-premières moi ~.^ Mais c'est tout de même autre chose de le lire... Je trouve ton histoire intéressante, le personnage est à la fois bien posé et encore mystérieux... Tu commences déjà à introduire des trucs importants sans que le lecteur ne puisse s'en rendre compte XD (je triche je vous dis, j'aurais pas deviné sinon !) Pour l'instant je dis bien joué ^^

En conclusion, le gros progrès à faire est encore et toujours l'orthographe, pour une lecture encore plus agréable, mais l'ensemble est déjà franchement pas mal ^^

_________________
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Message par Jackal le Mer 2 Sep 2009 - 20:09

merci ^_^ (manque plus que roby, et une bonne critique assassine ^_^)
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